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  2. L’EVEIL ISLAMIQUE : - REGLES ET CONSEILS – (2/3) : QUESTIONS-REPONSE
  3. IL N’Y A PAS DE CONTRADICTION ENTRE LE MANQUE DE SCIENCE, LA NOTORIETE ET LA PREDICATION

IL N’Y A PAS DE CONTRADICTION ENTRE LE MANQUE DE SCIENCE, LA NOTORIETE ET LA PREDICATION

Certains étudiants en science se montrent négligents dans l’obligation qui est la leur d’appeler à Allah et d’éduquer les gens, en mettant en avant le fait que leur bagage en sciences religieuses est limité, tandis que certains se justifient par la crainte de devenir célèbre ou par d’autres excuses encore. Quels sont vos conseils à leur égard ?


En ce qui concerne la première excuse avancée qui est de ne disposer que d’un savoir limité, nous répondrons en disant qu’il a été rapporté de source authentique que le Prophète a dit : « Transmettez de moi, ne serait-ce qu’un verset »[1]. Qu’il transmette donc de la science ce qui lui en est parvenu, et cela sera un bien et une récompense pour lui.


Quant à la deuxième excuse qui est celle de la notoriété, il est un devoir d’appliquer ce qu’Allah  a ordonné en termes d’adoration et de transmission du savoir. Aussi, qu’il mette cette idée de notoriété de côté, et s’en écarte totalement, car le fait de s’illustrer dans la science est demandé et n’affecte en rien l’individu.


Réfléchissons à ce qui est arrivé à cAbdullah Ibn cUmar , lorsque le Prophète à interrogé les compagnons en disant :


- « Il existe parmi les arbres un dont les feuilles ne tombent pas et qui est à l’image du Musulman. Dites-moi de quel arbre s’agit-il ? »

Les gens citèrent plusieurs arbres du désert.

- « J’ai pensé au palmier » dit cAbdullah « mais je me suis gêné de le dire ».

On demanda à l’Envoyé d’Allah à quel arbre il faisait allusion.

- Il répondit : « C’est le palmier ».

cAbdullah dit alors : « J’ai parlé à mon père de ce qui m’a traversé l’esprit ». Sur quoi il m’a répondu que: « Si tu l’avais dit, cela aurait été plus cher à mes yeux que de posséder telle ou telle chose »[2].  

Regardez comme cUmar Ibn Al-Khattâb aurait aimé que son fils parle, alors que cela l’aurait sûrement fait gagner en notoriété.


En résumé, nous retiendrons ici est que si l’homme devient célèbre par sa science et son prêche, ceci ne lui nuit pas et ne diminue en rien sa récompense. Toutefois, s’il recherche la notoriété, c’est là que se pose le problème.

 


 



[1] Rapporté par Al-Bukhârî (3461).

[2] Rapporté par Al-Bukhârî (2811).

[3] S.4, v.142.

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