La viande de porc

Auteur : Dr `Abd Allah Ibn ‘Abd Al-‘Azîz Al-Moslih
Traduit en : العربية English

« Dis : “Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit, à aucun mangeur d’en manger, que la bête (trouvée) morte, ou le sang qu’on a fait couler, ou la chair de porc – car c’est une souillure – ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre qu’Allah”. Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 6/145)

La signification scientifique

La science est venue éclaircir certains aspects des interdits de la législation islamique qui ont été respectés par les musulmans des siècles avant la découverte du microscope, et en suivant le même ordre que dans le verset : la bête morte où se développent les bactéries, le sang où celles-ci se multiplient d’autant plus vite qu’il est abondant, et enfin le porc dont le corps est un terrain fertile pour divers fléaux dont il est impossible de le débarrasser : parasites, bactéries, virus, qu’il transmet à l’homme et aux autres animaux. Certains sont propres au porc, comme le parasite de la dysenterie balantidienne, celui de la Trichinella Spiralis, le ver solitaire, ou le Cisticercosis. D’autres peuvent être transmis aux animaux et à l’homme, dont certains types de grippes, le Fasciolopsis Buski répandu en Chine, ou l’Ascaris.

La dysenterie balantidienne est particulièrement répandue chez les porchers et ceux qui les fréquentent, et peut se transformer en épidémie comme cela est arrivé dans une île du Pacifique après qu’un cyclone ait disséminé la fiente des porcs.

Ces maladies se trouvent dans les pays développés, en particulier en Allemagne, en France, aux Philippines et au Vénézuéla, ce qui réfute l’allégation selon laquelle il serait possible d’en venir à bout par des moyens techniques modernes rendant l’interdiction de la consommation de la viande de porc sans justification. Quant à la Trichinellosis, elle atteint ceux qui ont consommé des muscles d’un porc contaminé (le parasite se logeant dans ces muscles).

 

Le caractère miraculeux du Coran dans ce domaine :

Le porc est un animal à la nature répugnante, et le dégoût qu’en avaient les paiens les avaient amenés à le considérer comme le tueur des symboles de la vertu. C’est ainsi que les légendes racontent qu’il tua Horus chez les anciens Egyptiens, Adon (Baal) chez les Cananéens, Adonis chez les Grecs et Atis en Asie mineure.

Le métier de porcher était considéré dans l’Égypte ancienne comme des plus vils, celui qu’exerçaient seulement les indigents, et le porcher n’avait pas le droit d’entrer dans un temple, et ne pouvait se marier qu’avec la fille d’un collègue. Quant à celui qui touchait un porc, il devait se laver.

Les gens du Livre (chrétiens et juifs) n’ont pas le droit de le consommer, même s’ils ne respectent pas l’interdiction. Cependant, le Coran est venu la justifier en disant : « car c’est une souillure », et le mot « rijs » en arabe traduit ici par « souillure » comprend à la fois l’idée de saleté, d’impureté et d’infection, avec les dommages que cela entraîne. L’interdiction comprend également la consommation de sa graisse, et le fait que celle-ci ait été interdite aux juifs confirme qu’elle est associée à sa chair en tant que nourriture, et que l’interdiction de la chair implique celle de la graisse, même donnée en fourrage à d’autres animaux mangés ensuite par l’homme.